La théologie définie par l'expérience interprétée par la foi : la spiritualité et l'imagination

Il existait déjà une  "théologie" du quatorzième siècle. Sainte Julienne de Norwich était mystique. Le Nuage de l'Inconnaissance décrit l'ineffable.
Un autre ouvrage Les Révélations de l'Amour Divin raconte  des expériences spirituelles et profondes qu'elle interprète compte tenu de l'église de son époque et du contexte intellectuel du quatorzième siècle.

Il faut mentionner - encore une fois - les méthodes inductive et déductive. C'est à dire les doctrines transmises par l'église et la pertinence de l'expérience spirituelle et vécue pour le développement de la croyance et de l'enseignement de l'église.

En affirmant  l'expérience spirituelle comme point de départ réel,  il faut réconcilier la spiritualité  vécue ou même l'ecstase intense avec la vie quotidienne. Les mystiques  renforçaient les traditions ecclésiales en les faisant évoluer. Les passages qui décrivent Dieu comme notre mère sont un bon exemple. Les textes sont disponible sur le site web du Vatican.
La cellule d'une anachorète à Skipton dans le Yorkshire.
Dieu notre mère
Les Anachorètes vivent dans une cellule. En devenant anachorète, en général on ne sortirait jamais. Il y avait un office, la porte était fermée mais l'anachorète pouvait discuter avec les gens qui venaient la voir. Toutefois le fermeture de la porte était accompagnée de la lecture de l'office des obsèques.
Les dimensions de la cellule était restreinte 4m x 4m plus ou moins. Celle de Julienne était détruite pendant la guerre.

Nous retournons sur la conversion intellectuelle, morale et spirituelle. L'expérience spirituelle, parfois intense, serait la substance des choses espérées et l'évidence des choses non vues (Hébreux 11:1 sqq. Mais ce n'est pas tout. Les Philosophes cherchaient la preuve de l'existence de Dieu. Il va de soi qu'il n'y en a pas, car Dieu serait nécessairement au delà de nos connaissances. Toutefois la théologie naturelle est à la recherche d'une inférence philosophique de l'existence de Dieu. Nous allons explorer le travail de William Paley. Il ne nous convainc pas mais l'exploration nous conduit vers une connaissance de l'ineffabilité de Dieu, donc du mystère. Enfin nous reviendrons sur deux arguments (encore deux) car de débat éclaire le mystère et pour les fidèles l’émerveillement - mais toujours sans une solution définitive. Elle n'est pas attendue.
À trente ans et demi, Julienne tomba malade. Elle demeura alitée pensant mourir; elle reçut donc les derniers sacrements. Elle désirait toutefois vivre pour mieux aimer Dieu en ayant une connaissance plus profonde de lui. Paralysée partiellement, Julienne ne pouvait plus parler; un prêtre lui présente alors un crucifix qu'elle fixe des yeux. Sa vue s'affaiblit et tout devient sombre sauf le crucifix. Sa paralysie devient complète et tout à coup sa souffrance disparaît et les révélations commencèrent.
Dixième révélation : suite de la vision
  • « Notre Seigneur, paraissant tout heureux, regarda son côté ouvert et le considéra avec une joie visible. Puis, d'un doux regard, invitant mon entendement à y pénétrer par la blessure que fit la lance, il m'y montra une belle place assez vaste pour que toute la portion du genre humain puisse s'y reposer dans la paix et l'amour. » – « Enfin, tout radieux, il me fit voir son divin Cœur percé par la lance. »
  • « Pendant que je jouissais d'une vision aussi douce, Jésus me dévoila, en partie, sa divinité. Ensuite, il me dit: ''Vois, combien je t'ai aimée. - Je t'ai aimée à ce point qu'avant de mourir pour toi je le désirais ardemment. Et maintenant que je l'ai fait, après avoir souffert volontiers tout ce que j'ai pu souffrir, mes souffrances sont changées en une joie, en un bonheur éternel, pour moi comme pour toi.''
« Voilà ce que j'ai compris dans cette parole bénie : ''Vois comme je t'ai aimée.'' Si Notre Seigneur me l'a dite, c'est pour que nous en soyons tous heureux et joyeux. »
D'autres religions réclament des autheniticité(s) mystiques parallèle(s). La révélation doit être interprétée avec ses aspects historiques, culturels et contextuels. Face au mystère nous ne devrions pas le diminuer. Mais on ne devrait pas faire le "pick and mix" c'est à dire le mélange des aspects préférés venant de plusieurs traditions.

Nous discutons un Christianisme cohérent et nous espérons qu'un examen accessible favorise la connaissance mutuelle, le partage accessible et la conviction intelligente. 

L'imagination
L''expérience des fidèles est affective. Les croyants connaissent l'amour de Dieu. La reconnaissance de l'amour divin est intuitive. Comme la confiance à une personne est renforcée par la "connaissance" en ce cas spirituel. Dieu est fidèle mais, comme les Prophètes de l'Ancien Testament, nous ne pouvons pas éviter toute souffrance. Les visions de la Mère Julienne comprennent la Passion du Christ et sa maladie. Jésus, le fils de Dieu, était crucifié.

De plus : À trente ans et demi, Julienne tomba malade. Elle demeura alitée pensant mourir; elle reçut donc les derniers sacrements. Elle désirait toutefois vivre pour mieux aimer Dieu en ayant une connaissance plus profonde de lui. Paralysée partiellement, Julienne ne pouvait plus parler; un prêtre lui présente alors un crucifix qu'elle fixe des yeux. Sa vue s'affaiblit et tout devient sombre sauf le crucifix. Sa paralysie devient complète et tout à coup sa souffrance disparaît et les révélations commencèrent.