La Croyance et la foi

Pourquoi ? Comment ? ... et la foi ?
Le temps de la Passion est fondamentale parce que, dans la tradition chrétienne, Jésus est mort pour le péché du monde. Toutefois le Christianisme actuel existe dans une société qui perd le language de la religion en général ainsi que celui du Christianisme. Par le passé les Chrétiens pratiquaient un évangélisme "accesible" (compris) mais il n'était pas toujours pris au sérieux. On pourrait le critiquer, mais ce n'est pas notre rôle car nous soutenons la Foi et les doctrines fondamentales chrétiennes.

Ceci dit nous constatons que l'histoire du Christianisme est trop peu connu. Le Christianisme n'est pas que la vie du Christ, les textes bibliques ou même le pardon et le péché avec ou sans l'espoir d'éviter la punition éternelle (ou même les limbes) abolis par le parlement d'Edouard VI d'Angleterre.

Le Christianisme est vivant. Il se pratique, les fidèles l'étudient et la spiritualité existe dans le contexte des "communautés des croyants," c'est à dire l'église. C'est difficile qu'il existe des églises dont les croyances diffèrent ou même s'excluent, car l'œcuménisme, qui est  souhaitable, est parfois difficile.

Toutefois il y a des questions partagées par les croyants de n'importe quelle conviction religieuse. Evidemment il y a la question "Dieu existe-t-il ?"  Ou en affirmant la Passion et la Resurrection du Christ nous découvrons plusieurs points de vue, tels que le supplice vicaire (répandu parmi les "évangéliques") ou la récapitulation et la réconciliation impliquées par la théodicée d'Irenée.

Pour le temps de la Passion et de Pâques c'est bien que nous examinions les idées et l'évolution des idées pour mieux comprendre le développement, l'évolution même, des idées au sein du  Christianisme vivant. C'est un engagement au sein de l'église (des églises).
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Ce que nous croyons sans trop de fixité de définition formelle. L'important c'est que nous comprenions l'histoire des croyances parce que il y avait toujours des bons penseurs (théologiens) au sein des églises. Nous disons que l'église reflète l'influence de la culture ambiante. Il s'ensuit que certaines "certitudes" du passé seraient à réexaminer.

La souffrance du Christ, perçue comme un supplice vicaire, reflète une époque où la souffrance était du quotidien. Beaucoup de maladies qui étaient pénibles ou douloureuses il n'y a pas longtemps, sont guérissables aujourd'hui. C'était comme si la souffrance physique était perçue comme un aspect de la vie qui serait prolongée dans l'au delà. La punition physique n'est plus interprétée comme la  rétribution nécessaire.

Le texte sur la foi était écrit pour un livret mensuel de la Mission Lèpre. La foi et la certitude ne sont pas compatibles. Nous faisons une réévaluation pour conserver les aspects fondamentaux (dont certains - l'Incarnation par exemple - ne seraient pas négociables.

Donc nous avons trois questions :
Que devrions-nous toujours croire dans le contexte actuel ?
Comment arrivons-nous aux idées doctrinales aujourd'hui ?
La foi - est elle compatible avec la certitude ?

Les questions sont pertinentes mais elles ne sont pas très faciles.
En tous cas le Christianisme s'adresse aux questions ultimes, celles du sens de la vie. Si la théologie était une science religieuse il n'y aurait pas de preuve comme la preuve d'une science naturelle. Donc la question de St Thomas (ci contre).
St Thomas doutaient avant de rencontrer le Christ ressuscité. L’exégèse  reçue c'était que il manquait la foi à Thomas. D'autres commentateurs pensent que Thomas était prudent ou sage jusqu'à ce qu'il rencontre le Christ ressuscité. Il n'y a pas de point de vue correct mais c'est sûr que la Résurrection était unique, mystérieuse et réelle. Etre croyant, c'est comprendre ce que c'est que  le mystère.