Cette année (2016) un film Les Innocentes est sorti le mercredi des cendres.  Le film est intéressant. De plus, il nous apporte une autre perception de la cruauté, de la foi face à la brutalité et de la rédemption dans ce monde en attendant le salut dans le monde à venir.

Cette page de réflexion examine la vocation déboussolée et la spiritualité qui engage à vivre dans le contexte du mal. Les quaranté jours dans le désert étaient une épreuve en grec, plutôt qu'une tentation, et la vie spiritualle bien vévue ne pourrait jamais éviter l'épreuve.

Le film exprime
  • l'horreur de la deuxième guerre mondial
  • le devoir et le suivi des vocations définies
  • ceux qui se retrouvent à travers la souffrance
  • ceux qui edsurent l'injustice.  



Dieu rappelle à l'homme pecheur :

Oui, tu es poussière et à la poussière tu retourneras ...

Pour l'imposition des cendres le mercredi des cendres le Prêtre récite ce versetpour nous rappeler la condition humaine

Nous sommes habitués du jeûne de Carême, de la pénitence et de Jésus face à l’épreuve dans le désert. On fait des exercices spirituels. Peut-être on se rappelle ses errances, ses péchés en faisant les exercices spirituels d’une vie bien réfléchie. Mais le carême n’est pas qu’un exercice spirituel, car l’examen de soi, c’est pour de vrai. Par le passé on arrêtait de manger les bonbons ou le chocolat. Certains arrêtaient de fumer … une activité qui nous fait beaucoup de mal. Ces exercices spirituels sont (plus ou moins !) confortables. Une spiritualité bien réfléchie entame un engagement avec Dieu qui ne négocie jamais car il attend un engagement absolu.

Certains enseignants de la foi décrivent la vie consacrée. Il faut y réfléchir. Cette année (2016) un film Les Innocentes est sorti le 10 février, c’est-à-dire le mercredi des cendres. The film raconte l’histoire (dont les les origines sont réelles) des moniales d’un couvent en Pologne. Vers la fin de la guerre les soldats allemands sont passés. Ensuite les soldats russes sont arrivés. Il y avait des viols à grande échelle. Par conséquent des religieuses (une grande partie de la communauté) ont donné naissance. Le films décrit un dilemme humain. En donnant naissance, les religieuses, dont certaines étaient jeunes, étaient déchirées en choisissant entre leurs ambitions maternelles, supprimées ou découvertes - le film ne stipule pas - et la vie « consacrée » avec leurs vœux et les promesses, en certains cas du longtemps passé.

Les viols et la violence étaient cruels - l’exercice spirituel s’interprétait par la souffrance violente de la réalité. Au niveau de la communauté il y avait un dilemme illustré par la réaction de la Révérende Mère. Comme les enfants de la mythologie grecque, qu’on ne pourrait pas tuer sans être poursuivi par les quarante furies(?), la mère exposait deux enfants en les abandonnant à coté d’un calvaire au bord d’une route enneigée. Helena était perdue. Toutefois elle fut baptisée au moment de l’abandon. C’est improbable que les lecteurs de ces pages se trouvent face à un tel défi spirituel et religieux. Pour nos réactions on ne peut que théoriser.

On se pose la question : où était Dieu ? Dans le film, on n’ap pas vu la violence (sauf un incident du docteur non croyant avec les Russes. Il y avait un sous-agenda de la vocation à la chasteté  et les sœurs prenaient conscience d’un instinct maternel. Il y a longtemps, on s’est interrogé sur la vocation d’être prêtre. Les perceptions de la vie consacrée ou simplement du travail d’un prêtre n’étaient pas identiques, mais dans une tradition haute église ou catholique, l’ordination, la première eucharistie et l’eucharistie quotidienne étaient des manifestations de l’offrande de soi. Le sacerdoce était un but en tant que tel. En vieillissant on se pose la question : le sacerdoce un but ou un moyen ? Le prêtre préside, la congrégation se rassemble et nous faisons ensemble notre célébration dominicale. Le sacerdoce auquel on s’est dédié est le moyen. Les fidèles sont la base contextuelle de la réalisation d’une vocation. Partager le mystère de la foi et l’amour de Dieu c’est la vocation réalisée par le ministère sacramental et pastoral.

Face au désastre, la Révérende Mère voudrait garantir l’avenir de la communauté et ses buts. Le film se pose la question : quoi de l’enfant abandonné, sans amour et sans parent ? Face à la rupture des idéaux, la Révérende Mère s’en va, et les sœurs (ses sœurs ?) découvrent la joie des enfants - La communautés et les nouveaux nés sont joints par les enfants abandonnés - orphelins de la guerre. Le film propose que les sœurs y trouvent la joie, mais c’est également l’accomplissement soutenu par la vie consacrée, bien vécue par le passé mais réinterprétée pour faire en sorte qu’elle soit bien vécue dans le présent et pour l’avenir.

Le dilemme existe depuis toujours. - comment s’adresser aux exigences en partageant l’amour de Dieu ? Ca, c’est le carême. H A Williams, un théologien britannique, prêcha le premier dimanche de Carême sur le vrai désert.« Il se peut que je sois dépourvu de mes certitudes simples, de mes convictions non réfléchies, que le noir c’est le noir, que le blanc c’est le blanc, que tout va bien dans le monde. » Dans le désert de Judée c’est trop simple, car il y n’y a pas de repères. Il y a des Km carrés de sable. On ne voit pas le fleuve, on ne réconciliait pas les aiguilles d’une montre et le soleil, on était perdu. Le carême de quarante jours, vécue par le Christ le jour et le nuit, n’était pas une tentation, mais plutôt un épreuve - en grec on écrit πειρασμος. .
Une méditation pour le Premier dimanche de Carême