Le début de notre ère verrait  la philosophie néo-platonicienne. Il y aurait un problème philosophique et théologique pour l'église primitive.
Chez les philosophes grecs on distinguait la forme (qui était parfaite) et la matière (impartfaite.) Toutefois, Dieu, c'est-à-dire la source première et force motrice, avait créé le cosmos ... Genèse 1 & 2 selon les Juifs. Dans la tradition Judéo Chrétienne la création - malgré ou avec ses imperfections - est bonne, (Genèse i:31) : Dieu vit tout ce qu’il avait fait. Voilà, c’était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour.  Le concepte du bien de la création est plutôt Hébraïque que grec. . Pour développer ce concepte, St Anselme (onzième siècle après Jésus Christ) proposait une définition de Dieu.  Dieu devrait être celui dont rien de plus grand ne puisse être conçu (parfois être pensé en français.) Parce qu'exister est plus grand que ne pas exister, Dieu doit exister. L'idée et la pensée sont bonnes mais la défintion n'est pas conclusive. Ce rasionnement ontologique comprend un argument a priori, c'est à dire sans référence à la réalité. Toutefois la question existe. Dieu est bon mais des aspects du cosmos sont imparfaits. Philosophiquement c'était impensable que Dieu, qui est parfait, soit incarné dans la chair qui était imparfaite. En revanche on pourrait dire que le salut du monde, la rédemption  et la valorisaiton de l'humanité aimée par Dieu nécessiteraient l'incarnation.

Le mot koine κοινη, qui se dit en français commun ou même partagé, donc ordinaire, existait à partir de l'époque d'Alexandre le Grand (roi de Macédoine) dont les soldats venaient de partout. Leur langue de communication était un amalgame comme le discours vulgaire du quotidien. Les premiers chrétiens, comme les juifs de la diaspora (la dispersion), étaient influencés  par ces concepts de la perfection de Dieu et, il va de soi, de  l'humanité pécheresse. Dieu qui s'était fait homme, c'est-à-dire Dieu incarné dans la personne de Jésus Christ, était une contradiction. Les crèches de Noël chez nous affirment le fait de l'incarnation avec leur représentation simple est accessible à tous.

Les églises proclament la vie, la mort et la résurrection du Christ. Toutefois les antecédants sont compliqués. Nous avons déjà remarqué que le Nouveau Testament était rédigé en grec. Le quatrième siècle avant Jésus Christ a vu les conquêtes d'Alexandre le Grand, la fondation des cités qui seraient hellénistiques et l'évolution du κοινη (koine) grec. Cette langue,  celle du Nouveau Testament et de la Septante, était une sorte de lingua franca de la partie est de l'Empire romain au début de notre ère. Les Macédoniens, dont Alexandre était roi, étaient perçus par les Grecs d'Athènes comme μιξοβαρβαροι (mixobarbaroi) ou semi-barbares. Ils étaient grecs mais ils n'étaient pas tout à fait grecs.
L'ancien macédonien était également de la famille grecque. Il était parlé parlé en Macedoine. Alexandre était mystique et réaliste ...

Alexandre avait été élève d'Aristote, il avait des connaissances philosophiques et spirituelles et il pratiquait le méditation. Néanmoins il était guerrier et le koiné grec était une conséquence de la diversité de ses conquêtes et de l'appartenance son l'armée victorieuse. .... On pourrait dire qu'Alexandre n'était pas tout à fait grec, mais il n'était pas non grec non plus. L'ancien langue Macédonienne avec une certain influence sur l'évolution du grec qui serait celui du Nouveau Testament.
L'imperfection des êtres humains, ou même du Cosmos était inquiétante, parce que les Juifs, par exemple, croyait que Dieu était le Créateur du ciel et de la terre, c'est à dire le créateur universel. L'imperfection créée par Dieu contredisait les idées des philosophes grecs. Certains groupes, y inclus des penseurs soi-disant chrétiens, réclamaient une connaissance - en grec gnosis - γνωσις - spéciale et parfois  sécrète. Un autre point de vue proposait que le cosmos n'était pas créé par Dieu mais qu'il y avait une sorte d'agent, qui se disait "démiurge" du mot grec  (δημιουργος). Il était  créateur "immédiat." Dieu créateur incarné en Jésus Christ était incompatible avec la perfection essentielle de Dieu. Nous y reviendrons là dessus.


Toutefois la gnosis pouvait faire appel à des connaissances sécrètes, tandis que le nouveau Christianisme était ouverte à toutes et a tous, les hommes, les femmes, les esclaves et les libres voir Galates 3:24 sqq.
24. Ainsi donc, la loi a été notre surveillant, en attendant le Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi. 25. Mais, après la venue de la foi, nous ne sommes plus soumis à ce surveillant. 26. Car tous, vous êtes, par la foi, fils de Dieu, en Jésus Christ. 27. Oui, vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. 28. Il n’y a plus ni Juif, ni Grec ; il n’y a plus ni esclave, ni homme libre ; il n’y a plus l’homme et la femme ; car tous, vous n’êtes qu’un en Jésus Christ. 29. Et si vous appartenez au Christ, c’est donc que vous êtes la descendance d’Abraham ; selon la promesse, vous êtes héritiers.
L'Accessibilité des idées difficiles, le partage des conclusions
la foi bien soutenue
la connaisance informée. 

Pour le cosmos, dans un autre contexte, Gottfried, Wilhelm Leibnitz (1646-1716) était philosophe, scientifique et mathématicien. Il a proposé que Dieu avait créé le meilleur cosmos possible ... . 
Voltaire a riposté en écrivant Candide, sorti à Genève en 1759. Comte tenu du tremblement de terre à Lisbonne en 1755 et du commencement de la Guerre de Sept ans en 1756 Voltaire était incertain que le monde soit le meilleur possible. Donc quelle perfection de la création ou du Créateur ?
La question est intéressante ....  Voltaire était parfois acerbe ... mais ce site voudrait faire face aux difficultés ... car le Christianisme et la théologie sont réels et parfois difficiles.
Naviguer dans cette section