Un document récent de l'ARCIC (la Commission internationale Catholique Romaine et anglicane) examine nos perceptions de la vierge Marie. Il y a quelques préjugés bien entendu. En revanche le document remarque que Marie était Θεοτοκος, c'est à dire  la mère de Dieu ou plutôt elle qui a donné naissance à Jésus. Le concept s'adapte mal aux perceptions populaires non informées. Nous disons, et l’église croit que  Jésus était l'incarnation de Dieu. La foi à part, le principe de l'incarnation serait difficile. Dieu, celui dont rien de plus grand ne puisse être conçu, est parfait, tandis que  la perfection de Dieu serait incompatible avec la nature pécheresse de l'Humanité. D'après des chrétiens (assez nombreux) des premiers siècles, l'incarnation était une contradiction fondamentale. Toutefois on disait que Jésus était mort pour le salut du monde - la mort sur la croix, suivie de la résurrection et les événements de Pentecôte.

En outre l'incarnation implique que Jésus, Dieu incarné, était à la fois Dieu et homme. Le tableau, et d'autres œuvres artistiques, proposent une présentation simple. Par exemple l'Eglise d'Amersfoort dans les Pays Bas comprend une poulie pour expliquer aux gens simples l'Ascension du Christ. Il y avait, de notre vivant, des explications simples du Christianisme, mais nous sommes moins crédules que nos ancêtres. En revanche certaines personnes très bien formées dirigeaient l'église dite primitive, car la possibilité d'une formation philosophique existait dans l'Empire romain.

Toutefois  θεοτοκος se dit qui a enfanté Dieu. Parce que Marie était la mère de Jésus, elle devrait être une dame très "spéciale." En outre elle partageait des moments particuliers dans les évangiles, tels que  la nativité, le mariage à Cana, ou même celui avec le disciple bien aimé à coté de la croix etc. On ne voudrait pas ridiculiser la piété populaire ou même les bouteilles plastiques en forme de la Vierge remplies de l'eau bénite. Pourtant le salut du monde, la résurrection à la vie éternelle et l'espoir de la foi ne seraient pas à diminuer non plus. Nous allons faire une petite exploration théologique. (ci-contre)

Le site introduit des concepts difficiles petit à petit. Le Chanoine J.S. Bezzant disait à ses étudiants à Cambridge qu'en vieillissant on ne devrait pas oublier des difficultés d'apprentissage de la jeunesse. La remarque s'adapte bien à la fête de la Vierge Marie (calendrier anglican) de l'Assomption (calendrier catholique), de la Dormition chez les Orthodoxes. Le Patriarche de Constantinople, Nestorius, qui serait déposé, disait que les natures humaine et divine du Christ étaient très difficiles. Il avait raison, mais Nestorius proposait que la Vierge Marie n'était mère que du Christ humain. Il était déposé car ses idées étaient perçues comme hérétiques.
Il n'ya que cinquante ans, les catéchistes anglicans enseignaient  que le Trinité était un mystère. C'est  vrai mais on ne doit pas éviter le travail de prière et de devoir de réfléchir connexes.
Le débat (reprise) : Tandis que Arius abordait  le point de vue que les deux êtres du fils étaient humain et divin, le Patriarche de Constantinople (Nestorius), proposait que le Christ incarné était deux (humain et divin) avec l'implication que Marie n'était mère que de Jésus humain. Le Conseil de Nicée dirait que Jésus était tout à fait humain et tout à fait divin.
Nous y reviendrons car notre "patron" St Vincent de Lérins mentionne fides quarens intellectum ou "la foi à la recherche de la connaissance." Le Chrétien doit travailler dans le but de comprendre les aspects intellectuels.
Aujourd'hui l'important c'est que le terme θεοτοκος dont la traduction est difficile, implique que l'importance de la mère de Jésus dans les évangiles n'était pas par hasard. La naissance de Jésus dépendait de sa mère  comme l'enfant Jésus grandirait en dépendant de  sa mère dont le cœur serait transpercé par un glaive.

Donc, le quatrième siècle de notre ère comprenait un débat très sérieux, les concepts étaient difficiles. Comme nous l'avons déjà vu, la foi et la certitude seraient incompatibles. Cette page est un plaidoyer. Prenons le Christianisme au sérieux. La foi et la doctrine, qui exsitent ensemble, ne sont ni a diminiuer ni à simplifier. 
Il faut lire le document ARCIC : pour le télécharger cliquez ici

Concile d'Ephèse (431). Marie, Mère de Dieu, Theotokos (Jean Paul II s'exprime)

1. La contemplation du mystère de la naissance du Sauveur a conduit le peuple chrétien à se tourner vers la Vierge , non seulement en tant que Mère de Jésus mais aussi en reconnaissance  de la Mère de Dieu. Cette vérité a été approfondie et comprise comme partie intégrante du patrimoine de la foi de l'Église dès les premiers siècles de l'ère chrétienne, avant d'être solennellement proclamée par le Concile d'Éphèse en 431.

Dans la première communauté chrétienne, au moment où les disciples prennent de plus en plus conscience que Jésus est le Fils de Dieu,c'était  évident que Marie est la Theotokos, la Mère de Dieu.

Audience du mercredi 27 Novembre 1996 - traduction de l'Observatore romano.

Nestorius - Hérésiarche ou personne honnête à la recherche de la vérité ?
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