Rappel
Anselme est né à Aoste vers 1033. Il est mort à Cantorbéry (où il était l'Archevêque) en 1109. Il croyait que si Dieu existait on devrait arriver à prouver son existence. Ce n’était pas évident. Anselme ést perplexe jusqu'à ce qu'il conçoive l’expression  id quo nihil maius cogitari potest qui se sit en français celui dont rien de plus grand ne puisse être conçu. Parce qu'exister est plus grand que ne pas exister, Dieu devrait exister.
L'argument sert en tant que pierre de kilométrage (milestone) car l'existence de Dieu entame la connaissance de sa grandeur. Le principe, c'est que si Dieu existe il doit exister nécessairement.

Le problème c'est que "le jeu de mots" ne s'appuie pas sur la réalité. On dirait que c'est un argument a priori. Pourtant la grandeur de Dieu est ineffable. Donc il ne s'ensuit pas que l'argument soit incorrect. L’argument, avec son jeu de mots est un indice 

Nous avons abordé des questions du Christianisme d'un point de vue non confessionnel dans le but d'interpréter ou d’expliquer des textes, en particulier les textes bibliques. Toutefois, les religions qui ne font que l'enseignement autoritaire de leur tradition seraient incomplètes. Nous comprenons que le seul Dieu du hentothéisme était mieux compris comme le Dieu unique du monothéisme. Les textes sont plus ou moins clairs, comme le voyant était transformé en prophète. Pourtant nous venons à notre religion avec une expérience vécue et personnelle, alors que nos perceptions évoluent avec nous. Etre vraiment engagé, c'est connaître une tradition vivante, avec ses aspects spirituels. Le défi n'est pas que le réexamen des textes. L’expérience vécue incorpore, nécessairement, le développement des connaissances et l’évolution personnelle des fidèles. 
Unde Quo Quomodo ? (2) Les indices
Dieu existe-t-il?
Une pierre de kilometrage en pays de Galles
ni prononceable ni compréhensible.
Il y a trois arguments classiques pour l'existence de Dieu, appelés "ontologique," cosmoplogique et téléologique.
L'indice connexe avec l'argument ontologique serait celui du conte de Moïse et le buisson ardent Exode cpt. 3.
Moïse demande à Dieu "qui es-tu" et « comment vous appelez-vous ? Il veut se renseigner parce que Dieu l'invite à « rendre visite » à Pharaon pour insister qu'il libère ses esclaves hébraïques.
Dieu dit seulement  « Je suis qui Je suis … » Moïse se trouve face à l'indescriptible ... Dieu existe mais ...
Comme nous le savons, Moïse accompagnera « son » peuple jusqu'à la frontière de la terre promise. Quant au buisson ardent, le blason de l'Eglise d'Ecosse comprend la devise  nec tamen consumebatur "il n'était pas brûlé." C'est bien parce que la Bible, l’émerveillement et la philosophie sont proches.
La leçon spirituelle, c'est que la providence de Dieu est plus évident en arrière pensée qu’en perspective.
Pour l’argument cosmologique, il n'est pas a priori. L’argument remonte à la pensée d'Aristote. Le cosmos existe, mais quelle origine du Cosmos ? C'était Dieu. Quelle origine de Dieu ? L'origine de Dieu serait Dieu à l'infini ... Dieu est incréé, dont son existence n'est pas comme la nôtre.
Le problème c'est que nous ne pourrions jamais assisté au "big bang" ni à l'origine du cosmos non plus. Donc il n'y a pas de preuve, mais il y a encore un indice. Dieu n'existe pas comme nous, il est ineffable ... il est mystérieux mais il ne s'ensuit pas qui nous puissions prouver ou nier son existence.
Il y a des principes intéressants quand même.
L'argument téléologique est celui de l'horologer intelligent. Nous l'avons déjà esquissé dans les pages sur William Paley. L'argument est défaillant parce que le principe de l'évolution est incontrovertible.  De plus l'évolution est aléatoire, donc nous ne pouvions pas dire que Dieu était le dessinateur intelligent du système dit écologique, nos de nous non plus. En revanche, dans le grand processus cosmique si Dieu, la cause de la cause de .... jusqu'à l'infini, qui se dit « la source première et force motrice, » il était également à l'origine de la créativité potentielle des êtres humains. C’est  l'amour divin ... comme les parents, qui n'attendent pas le clonage d'eux mêmes quand un enfant est né. La créativité et l’originalité sont un indice de l’amour de Dieu.
Cette page existe pour aborder le mystère mais ce n'est pas tout. On doit comprendre la Bible, faire une exégèse des textes, examiner la doctrine reçue, interpréter le Christianisme. En outre le Christianisme n'est pas que l'exégèse. En ce cas l'examen non religieux du cosmos et de son existence nous conduit vers une réflexion ou une méditation sur ce qu'on appelle "l'hypothèse de Dieu." Il s'ensuit que la réflexion et l’intellect ainsi que l'expérience vécue entament la prise au sérieux de la religion en général, non seulement du Christianisme. Toutefois les arguments classiques que nous avons esquissés s'appliquent aussi bien à tous le trois monothéismes. Nous avons mentionné la pluralité dans ces pages. Nous vivons avec la diversité des convictions humaines et il faut s'y adresser. Le syncrétisme n'est ni plausible ni souhaitable mais le Dieu des monothéismes serait nécessairement le Dieu universel. A suivre
Unde Quo Quomodo ? (3) Les indices
Ontologique, cosmologique et téléologique