L'intéressant, c'est l'autorité d'une religion quelconque, ou l'autorité, disons, de l'église en tant qu'organisation religieuse. Par le passé, certaines traditions imposait l'accord de tous le fidèles, parfois avec des punitions draconiennes.
Selon Newman, en revanche, le magistère est pertinent mais la contribution des fidèles serait intégrale :
« Le don permettant de discerner, de discriminer, de définir, de promulguer et de donner force de loi à une partie quelconque de la tradition réside exclusivement dans l’Ecclesia docens. »
Le paradoxe c'est que le consensus ou le sensus n'appartient pas tout à fait aux fidèles car en dernière analyse l'autorité appartient à l'église et son magistère et non pas aux fidèles.
Il faut équilibrer l'apport des croyants avec leur expérience vécue et l'autorité ou la tradition.
Il y a trois aspects :
  1. l'interprétation des fidèles au sein de la société,
  2. le consensus plutôt que l'individu,
  3. le magistère ou l'autorité de'enseignerde l'église.
A quelle église appartient cette autorité quand même ? Pour Newman, c'est le magistère de l'église Catholique qui compte. Pourtant, dans le contexte d'une théologie ouverte, nous sommes moins convaincus, alors que les fidèles consultés par l'église contribuent au développement des croyances.

Lonergan nous rappelle que la conversion est intellectuelle, morale et spirituelle. Donc le désaccord serait inévitable. La diversité ecclésiale et doctrinale serait un aspect du désaccord décrit par Lonergan. En outre la diversité ecclésiale engage une autorité diverse.  Dans le xvième siècle, un Anglais, Richard Hooker équilibre des principes importants dans Les lois de la politie écclésiastique. Les trois catégories bien connues sont :
  • Les écritures,
  • La raison
  • La tradition


Lors du  colloque dont le conséquence était un livre intitulé "La Theologie à partir de 16 ans," nous parlions le langage de l'église Catholique et Romaine, car nous étions ses invités. Pour le magistère nous étions conscients du rejet de la tradition éclésiale par des jeunes dont le questionnement bien formulé ne recevait pas de réponse adéquate.
Confronté par le questionnement raisonable, nous n'étions pas sûrs que l'église pourrait imposer la tradition du magistère.

D'après une participante, enseignante des adolescents, les rites de passage des religions étaient un bon point de départ. La question : quel rôle des religions et quelles interprétations de la naissance, comportait des questions ultimes du sens de la vie. Toutes les religions étaient intéressantes, mais les solutions étaient contextuelles, compte tenu des cultures d'origine.

Les religions (ainsi que les confessions chrétiennes) ne sont pas floues. Par exemple, les Chrétiens ne pourraient pas accepter l'hérésie docétiste, selon laquelle Jésus n'avait que fait semblant de mourir sur la croix. Le salut comme nous le comprenions, n'existerait pas sans le mort et le résurrection du Christ. .

Les fidèles ou les pratiquents chrétiens d'une tradition quelconque font la décision et s'engagent à un système contraignant mais susceptible de développement comme le consensus fidelium. Nos lecteurs ne peuvent pas échapper au devoir de faire une évaluation selon leurs convictions et leur expérience.
Quelques principes
Nous ne sommes pas une église mais nous nous situons dans la tradition et la cohérence chrétienne dont nous comprenons les bornes ou les contraints philosophiques ou doctrinaux. .
Nous ne sommes pas œcuméniques car l'œcuménisme se pratique parmi les églises.
Notre cible, c'est la prise au sérieux de la dimension religieuse dans le contexte du Christianisme.
Nous incorporons des influences anglicanes émanants d'une tradition ouverte.
Pour la confession  nous ne tranchons pas car nous croyons que la méthode est prioritaire compte tenu de  la diversité.
RIchard Hooker, moins connu aujourd'hui, nous assistera. 

Nous nous intéressions à Newman et a son ouvrage Le témoignage des fidèles en matière de doctrine selon doctrinales. Le principe était le consensus fidelium. C'est à dire l'assentiment des fidèles, toujours avec une certaine présomption de l'orthodoxie Catholique. C'est le consensus ou l'accord des fidèles,sans qu'ils soient contraints par l'église. Ce serait l'accord des fidèles avec la tradition Chrétienne implicite mais non exprimé. Il se peut que le consensus s'oppose la société et la tradition. Serait-il créatif ?
Pour consulter un abstrait le l'ouvrage cliquez ici


Le Consensus Fidelium
L'église des obéissants ou l'église des fidèles ?