Cette section s'inspire des  droits humains perçus comme "valeurs universelles" ainsi que de la place et  du  rôle des femmes dans les églises chrétiennes. La diversité chrétienne envers les femmes concerne des contradictions confessionnelles sur les sacrements, des questions associées  du ministère des femmes dans la communauté et une question de fond du sexe et du genre.

La Déclaration Universelle des droits de l'homme,  était adoptée de 10 décembre 1948 par les 58 états des Nations Unies, dont les représentants s'étaient réunis à Paris. La Convention européenne date de 1950. La jurisprudence "européenne" comprend les jugement de la Cour Européenne des Droits de l'homme à Strasbourg. Il va des soi que les églises s'intéressent aux droits, mais les valeurs ne concernent pas que la religion car l'article 9 garantit la liberté de pensée, de conscience et de religion et la liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l'objet d'autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique.Pour consulter le texte cliquez sur Article 9 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Le terme "droits humains" serait plus compréhensible car la philosophie des droits comprend tous les êtres humains en garantissant les libertés fondamentales. Ces clarifications sont nécessaires parce que les jugements de la cour comprennent  les perceptions du mariage, la liberté religieuse, la religion dans les cours scolaires, ou même la fin de vie. Cette dernière  aborde des perceptions d'origine religieuse. 

Cette exploration des droits des femmes et les églises dans le context de l'universalité des droits met l'accent sur le concept - ou même la théorie - du genre. Le genre est plus inclusif tandis que le sexe (homme ou femme) implique une différence inconnue compte tenu des droits humains. Nous espérons que ces pages feront une contribution au débat mais nous ne faisons pas de lobbying, puisque notre rôle primaire serait l'élucidation.

Enfin l’Encyclique Mulieris Dignitatem du 15 août 1988 affirme la dignité des femmes et leur rôle dans l'église. Le paradoxe, cest la valorisation des femmes qui ne seraient ordonnées ni  présideraient pas l'Eucharistie. En outre la reconnaissance de  l'ordination des femmes comprend des contradictions voir des problèmes - par exemple chez les Anglicans - dont la "solution" des évêques volants (flying bishops) fracture l’église, sans apporter l'accord interne.
Nous nous  posons la question :  peut-on réaliser un compromis sans compromission ? C'est à dire pourrions nous  vivre ensemble dans la diversité. 

Les principes de cet examen abordent le raisonnement religieux. Il y a quelques particularités :.
  • L'autorité des textes est importante mais on s'interroge pour le raisonnement déductif   
  • Les contes de la création dans les premiers chapitres de Genèse influençaient les perceptions du rôle des femmes, et du péché bien entendu.
  • L'influence du passé perdure bien que nous ne fassions plus une interprétation littérale.
En tous cas les femmes sont respectées dans la Bible : le Christ aimaient la compagnie des femmes, et il discutait avec la femme au puits de Samaria malgré la "double entrave" d'être femme et Samaritaine  (Evangile selon St Jean  4: 4-42)

Il y a une exploration des valeurs et des vérités dont Les valeurs des droits humains sont universelles, tandis que les vérités spirituelles seraient mystérieuses, parfois "élusives."
En outre la certitude des traditions "révélatrices" est difficile - parfois dangereuse. Voir les pages sur Lonergan et son livre sur la méthode. Cliquez ici

La jurisprudence des droits humains nous conduit vers la cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg avec sa jurisprudence qui s'applique à tous les quarante-sept états membres du Conseil de l'Europe. Les jugements qui concernent le Christianisme, comprennent  les jugements Folgero par rapport à la prière dans un cours scolaire ou  sur la tradition et la philosophie nationales Lautsi qui s'agit des croix dans les écoles italiennes. Ces jugements concernent plutôt la pratique et la liberté de pensée que les doctrines. Ces dernières  ne seraient pas l'affaire de la CEDH. (Pour les jugements cliquez sur Folgero ou Lautsi (supra).
Ces pages s'intéressent à la philosophie des droits humains plutôt que le processus juridique. 
La pratique ecclésiale concerne  les sacrements plutôt que les activités humanitaires (en sens large) des églises, puisque les femmes ont été Prieures comme Sainte Thérèse d'Avila (Carmélites discalcées, ou même enseignantes de la foi ou de la prière  comme Julienne de Norwich. Les sacrements sont perçus comme réels ou ontologiques dans les traditions plus high church (les Catholiques, les Anglicans d'une tradition haute église, les Orthodoxes etc.) C'est pourquoi il y a toujours des communautés religieuses qui excluent les femmes de la présidence eucharistique, par exemple. La justification comprend la non assistance des femmes à la Cène - le dernier repas de Jésus avec ses disciples. Ce dernier comporte un examen textuel, dont la nôtre est aussi simple que possible !
Les deux grands principes :
1. Les droits s'appliquent a toutes et à tous. En outre une distinction qualitative des hommes et des femmes devient moins importante compte tenu du développement de ce qu'on appelle la théorie de genre.
2. Cette section reste aussi neutre que possible mais nous ne sommes pas tout à fait à l'aise avec le point de vue dit  "traditionnel". En outre les églises qui acceptent le ministère des femmes sans partialité considèrent qu'elles sont gagnantes compte tenu du ministère enrichi..



La cour européenne des droits humains à Strasbourg
Nous mettons l'accent sur le mystère religieux. On ne doit pas confondre le mystère et l'inconnaissable. Dans le sillage des questions religieuses du xix ème siècle certains
non croyants proposaient que la prière était inefficace. Les Chrétiens priaient quotidiennement pour la famille royale britannique. Malgré la prière  la longévité de la famille royale n'était pas assurée !
Les femmes et les églises
Une question des droits ?